Most recent edit on 2004-09-09 11:32:57 by DarTar []
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Edited on 2004-09-05 12:37:08 by DarTar [updated virus section - fr version]
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La plupart des virus sont ainsi non seulement spécifiques à la plateforme, mais aussi au logiciel utilisé. Souvent, abandonner une application et son format natif est suffisant à rendre un système immunisé contre une classe entière de virus (c'est le cas, par exemple, des virus véhiculés par des macros MSWord).
Deletions:
La plupart des virus sont par conséquent non seulement spécifiques à la plateforme, mais aussi au logiciel utilisé. Souvent, abandonner une application et son format natif est suffisant à rendre un système immunisé contre une classe entière de virus (c'est le cas, par exemple, des virus véhiculés par des macros MSWord).
Edited on 2004-09-05 12:36:12 by DarTar []
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La plupart des virus en circulation sont vehiculés par des fichiers échangés entre utilisateurs. Ces virus exploitent la vulnerabilité de certains logiciels ou des failles de sécurité de certains systèmes d'exploitation pour exécuter du code malicieux à l'insu de l'utilisateur.
La propagation des virus dans ces cas dépend du fait que la majorité des utilisateurs se servent de la même application et échangent des données directement dans le format natif (=propriétaire) de cette application.
La plupart des virus sont par conséquent non seulement spécifiques à la plateforme, mais aussi au logiciel utilisé. Souvent, abandonner une application et son format natif est suffisant à rendre un système immunisé contre une classe entière de virus (c'est le cas, par exemple, des virus véhiculés par des macros MSWord).
Utiliser des formats ouverts - formats de données qui sont indépendents d'un logiciel spécifique, intéroperables et accessibles depuis plusieurs plateformes - affaiblit l'impact global des virus et en décourage la diffusion: il est beaucoup plus facile de créer un virus en exploitant la vulnérabilité connue d'un logiciel en position dominante et le manque de conscience de la plupart des utilisateurs que de rajouter du code malicieux à l'intérieur d'un format qui peut être utilisé par un grand nombre d'applications et sur plusieurs types de plateforme.
Deletions:
Pour les raisons expliquées dans le paragraphe précédent, plusieurs virus se propagent à l'aide dl'information encodée dans les fichiers qui n'est pas complètement transparente à l'utilisateur. Diffuser et accepter des documents en format propriétaire, c'est donc prendre le risque de contaminer et de se faire contaminer par des virus informatiques cachés dans les parties illisibles du code.
Il faut noter qu'on réplique souvent le fait que même des formats ouverts sont susceptibles de vehiculer des virus: ceci est faux, dans la mesure où les formats considérés sont des formats ouverts au sens strict. Aussitôt qu'un format contient des greffes propriétaires (par exemple, du HTML contenant du code pour lancer une application externe ou un PDF contenant des macros interpretables par un logiciel propriétaire) ce format devient susceptible d'être contaminé par des virus: il ne s'agit plus dans ces cas de formats ouverts, mais de formats semi-propriétaires.
Edited on 2004-07-19 11:53:23 by DarTar []
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Edited on 2004-07-14 11:19:30 by DarTar []
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Renforcer les monopoles de fait qui existent dans le domaine de l'informatique |
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3. Contribuer à la diffusion de virus et s'exposer au risque de contamination
Pour les raisons expliquées dans le paragraphe précédent, plusieurs virus se propagent à l'aide dl'information encodée dans les fichiers qui n'est pas complètement transparente à l'utilisateur. Diffuser et accepter des documents en format propriétaire, c'est donc prendre le risque de contaminer et de se faire contaminer par des virus informatiques cachés dans les parties illisibles du code.
Il faut noter qu'on réplique souvent le fait que même des formats ouverts sont susceptibles de vehiculer des virus: ceci est faux, dans la mesure où les formats considérés sont des formats ouverts au sens strict. Aussitôt qu'un format contient des greffes propriétaires (par exemple, du HTML contenant du code pour lancer une application externe ou un PDF contenant des macros interpretables par un logiciel propriétaire) ce format devient susceptible d'être contaminé par des virus: il ne s'agit plus dans ces cas de formats ouverts, mais de formats semi-propriétaires.
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Quatre raisons de ne pas utiliser des formats propriétaires
Des formats propriétaires peuvent être utilisés
localement sans risques par un utilisateur pour son usage personnel ou par une communauté d'utilisateurs qui aient
préalablement décidé de s'en servir pour un travail coopératif.
Echanger des fichiers est en revanche une pratique sociale dont les effets ne concernent plus l'utilisateur isolé, mais l'ensemble des possibles utilisateurs de ces fichiers.
Echanger des fichiers demande la conversion du format originaire vers un format approprié à l'échange. Les formats ouverts sont par définition des formats d'échange: il garantissent l'accessibilité, l'interopérabilité et la pérennité du contenu.
En échangeant des fichiers en format propriétaire vous contribuez en revanche à propager et à renforcer des pratiques indésirables.
1. Prendre le risque que le destinataire ne puisse pas lire un fichier
- Un format propriétaire demande l'achat d'un logiciel spécifique capable de décoder l'information contenue dans les fichiers. L'échange de fichiers en format propriétaire présuppose donc que le destinataire possède le logiciel capable de lire ce format: tout utilisateur n'ayant pas les moyens d'acheter le logiciel de décodification ne sera jamais en mesure de lire ces fichiers.
- Certes, le logiciel peut être acheté. Supposons que le destinataire ait acheté le logiciel nécessaire à la lecture du fichier. Est-ce que cela garantit une accessibilité complète au fichier? Malheureusement non: une stratégie largement suivie par les entreprises de production de logiciels consiste à modifier progressivement les formats dont elles détiennent la propriété. Ceux qui veulent continuer à utiliser ces formats de fichier seront ainsi obligés à acheter les mises à jour du logiciel.
- Une stratégie aux effets similaires (« Embrace and Enhance ») consiste à adopter à l'origine des formats ouverts en les modifiant progressivement avec du code propriétaire, ce qui les rend peu à peu incompatibles avec les formats utilisés par d'autres logiciels et force de fait une conversion du format public originaire vers un format propriétaire.
L'adoption de formats propriétaires ou semi-proprietaires répond en général à des stratégies d'entreprise qui ne correspondent pas aux exigences de l'utilisateur, dont l'intérêt va à l'accessibilité, à l'intéropérabilité et à la pérennité du contenu échangé.
2. Prendre le risque de diffuser des informations confidentielles
Un format propriétaire encode des informations qui ne sont pas publiquement visibles. Seul le producteur du format ou le propriétaire du logiciel de lecture, détenant les clef pour le décodage complet du format, est en mesure d'accéder à ces informations.
Souvent, au moment de l'enregistrement, le logiciel rajoute aux fichiers des informations qui ne sont pas accessibles à l'utilisateur commun, telles que le nom de l'utilisateur, le numéro de série du logiciel, le type de système d'exploitation, la machine sur laquelle l'utilisateur travaille, le dossier dans lequel le fichier se trouve, etc. Certaines de ces informations sont parfois codées de manière lisible à l'insu de l'auteur et deviennent ainsi complètement accessibles à tout le monde: l'anécdote du manifeste politique anonyme diffusé en format MSWord contenant le nom de l'auteur parfaitement lisible dans les propriétés du document est peut-être le cas le plus célèbre des conséquences inattendues de l'utilisation de formats propriétaires comme formats d'échange.
Des conséquences bien plus graves sont à envisager là où il ne s'agit pas de simple violation de la privacy de données personnelles, mais de diffusion d'informations militaires ou de secret commerciaux. Il est assez curieux qu'on accepte sans problèmes que les documents produits et échangés par le ministère de la Défense d'un pays X contiennent une partie accessible exclusivement à une entreprise du Pays Y.
Diffuser des documents en format propriétaire signifie diffuser de l'information dont personne, hormis le propriétaire du logiciel de lecture, ne peut connaître exactement le contenu.
3. Contribuer à la diffusion de virus et s'exposer au risque de contamination
Pour les raisons expliquées dans le paragraphe précédent, plusieurs virus se propagent à l'aide dl'information encodée dans les fichiers qui n'est pas complètement transparente à l'utilisateur. Diffuser et accepter des documents en format propriétaire, c'est donc prendre le risque de contaminer et de se faire contaminer par des virus informatiques cachés dans les parties illisibles du code.
Il faut noter qu'on réplique souvent le fait que même des formats ouverts sont susceptibles de vehiculer des virus: ceci est faux, dans la mesure où les formats considérés sont des formats ouverts au sens strict. Aussitôt qu'un format contient des greffes propriétaires (par exemple, du HTML contenant du code pour lancer une application externe ou un PDF contenant des macros interpretables par un logiciel propriétaire) ce format devient susceptible d'être contaminé par des virus: il ne s'agit plus dans ces cas de formats ouverts, mais de formats semi-propriétaires.
4. Renforcer les monopoles de fait qui existent dans le domaine de l'informatique
Ce problème n'est pas sensible au niveau de l'utilisateur isolé, mais il concerne de manière cruciale la communauté des utilisateurs. En diffusant des fichiers en format propriétaire, on force implicitement le destinataire à choisir le même logiciel utilisé par celui qui diffuse les fichiers. Le message qu'on communque implicitement lors de l'échange d'un fichier en format propriétaire est le suivant: "Sert toi du même logiciel que j'ai utilisé ou tu ne pourras pas lire le contenu de ce fichier". Cette pratique - la même qui se produit lorsque celui qui diffuse des fichiers assume sans justification que "tous les destinataires du fichier possèdent sûrement le même logiciel " - a une double conséquence:
Premièrement, cette pratique impose et renforce l'utilisation de fait d'un format proprietaire comme format d'échange: ce qui signifie lier l'interopérabilité, l'accessibilité et la pérennité du contenu des fichiers aux choix politiques contingents du producteur de software. Si ce-dernier décide un jour (ou se trouve obligé) de terminer la production du logiciel de lecture/écriture du format considéré, tous les fichiers existants dans ce format deviendront automatiquement inutilisables: la spécification du format étant inaccessible, il sera impossible de récupérer le contenu de ces fichiers devenus obsolètes.
Deuxièmement, en imposant un monopole de fait, cette pratique limite fortement une concurrence équitable entre les producteurs de software, concurrence qui représente la condition universalement reconnue pour le devéloppement téchnologique, et affaiblit la pratique d'ouverture des spécifications de formats et la recherche de standards publics pour le devéloppement de logiciels, qui est un présupposé de la dite concurrence.
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Quatre raisons de ne pas utiliser des formats propriétaires
Des formats propriétaires peuvent être utilisés
localement sans risques par un utilisateur pour son usage personnel ou par une communauté d'utilisateurs qui aient
préalablement décidé de s'en servir pour un travail coopératif.
Echanger des fichiers est en revanche une pratique sociale dont les effets ne concernent plus l'utilisateur isolé, mais l'ensemble des possibles utilisateurs de ces fichiers.
Echanger des fichiers demande la conversion du format originaire vers un format approprié à l'échange. Les formats ouverts sont par définition des formats d'échange: il garantissent l'accessibilité, l'interopérabilité et la pérennité du contenu.
En échangeant des fichiers en format propriétaire vous contribuez en revanche à propager et à renforcer des pratiques indésirables.
1. Prendre le risque que le destinataire ne puisse pas lire un fichier
- Un format propriétaire demande l'achat d'un logiciel spécifique capable de décoder l'information contenue dans les fichiers. L'échange de fichiers en format propriétaire présuppose donc que le destinataire possède le logiciel capable de lire ce format: tout utilisateur n'ayant pas les moyens d'acheter le logiciel de décodification ne sera jamais en mesure de lire ces fichiers.
- Certes, le logiciel peut être acheté. Supposons que le destinataire ait acheté le logiciel nécessaire à la lecture du fichier. Est-ce que cela garantit une accessibilité complète au fichier? Malheureusement non: une stratégie largement suivie par les entreprises de production de logiciels consiste à modifier progressivement les formats dont elles détiennent la propriété. Ceux qui veulent continuer à utiliser ces formats de fichier seront ainsi obligés à acheter les mises à jour du logiciel.
- Une stratégie aux effets similaires (« Embrace and Enhance ») consiste à adopter à l'origine des formats ouverts en les modifiant progressivement avec du code propriétaire, ce qui les rend peu à peu incompatibles avec les formats utilisés par d'autres logiciels et force de fait une conversion du format public originaire vers un format propriétaire.
L'adoption de formats propriétaires ou semi-proprietaires répond en général à des stratégies d'entreprise qui ne correspondent pas aux exigences de l'utilisateur, dont l'intérêt va à l'accessibilité, à l'intéropérabilité et à la pérennité du contenu échangé.
2. Prendre le risque de diffuser des informations confidentielles
Un format propriétaire encode des informations qui ne sont pas publiquement visibles. Seul le producteur du format ou le propriétaire du logiciel de lecture, détenant les clef pour le décodage complet du format, est en mesure d'accéder à ces informations.
Souvent, au moment de l'enregistrement, le logiciel rajoute aux fichiers des informations qui ne sont pas accessibles à l'utilisateur commun, telles que le nom de l'utilisateur, le numéro de série du logiciel, le type de système d'exploitation, la machine sur laquelle l'utilisateur travaille, le dossier dans lequel le fichier se trouve, etc. Certaines de ces informations sont parfois codées de manière lisible à l'insu de l'auteur et deviennent ainsi complètement accessibles à tout le monde: l'anécdote du manifeste politique anonyme diffusé en format MSWord contenant le nom de l'auteur parfaitement lisible dans les propriétés du document est peut-être le cas le plus célèbre des conséquences inattendues de l'utilisation de formats propriétaires comme formats d'échange.
Des conséquences bien plus graves sont à envisager là où il ne s'agit pas de simple violation de la privacy de données personnelles, mais de diffusion d'informations militaires ou de secret commerciaux. Il est assez curieux qu'on accepte sans problèmes que les documents produits et échangés par le ministère de la Défense d'un pays X contiennent une partie accessible exclusivement à une entreprise du Pays Y.
Diffuser des documents en format propriétaire signifie diffuser de l'information dont personne, hormis le propriétaire du logiciel de lecture, ne peut connaître exactement le contenu.
3. Contribuer à la diffusion de virus et s'exposer au risque de contamination
Pour les raisons expliquées dans le paragraphe précédent, plusieurs virus se propagent à l'aide dl'information encodée dans les fichiers qui n'est pas complètement transparente à l'utilisateur. Diffuser et accepter des documents en format propriétaire, c'est donc prendre le risque de contaminer et de se faire contaminer par des virus informatiques cachés dans les parties illisibles du code.
Il faut noter qu'on réplique souvent le fait que même des formats ouverts sont susceptibles de vehiculer des virus: ceci est faux, dans la mesure où les formats considérés sont des formats ouverts au sens strict. Aussitôt qu'un format contient des greffes propriétaires (par exemple, du HTML contenant du code pour lancer une application externe ou un PDF contenant des macros interpretables par un logiciel propriétaire) ce format devient susceptible d'être contaminé par des virus: il ne s'agit plus dans ces cas de formats ouverts, mais de formats semi-propriétaires.
4. Renforcer les monopoles de fait qui existent dans le domaine de l'informatique
Ce problème n'est pas sensible au niveau de l'utilisateur isolé, mais il concerne de manière cruciale la communauté des utilisateurs. En diffusant des fichiers en format propriétaire, on force implicitement le destinataire à choisir le même logiciel utilisé par celui qui diffuse les fichiers. Le message qu'on communque implicitement lors de l'échange d'un fichier en format propriétaire est le suivant: "Sert toi du même logiciel que j'ai utilisé ou tu ne pourras pas lire le contenu de ce fichier". Cette pratique - la même qui se produit lorsque celui qui diffuse des fichiers assume sans justification que "tous les destinataires du fichier possèdent sûrement le même logiciel " - a une double conséquence:
- Premièrement, cette pratique impose et renforce l'utilisation de fait d'un format proprietaire comme format d'échange: ce qui signifie lier l'interopérabilité, l'accessibilité et la pérennité du contenu des fichiers aux choix politiques contingents du producteur de software. Si ce-dernier décide un jour (ou se trouve obligé) de terminer la production du logiciel de lecture/écriture du format considéré, tous les fichiers existants dans ce format deviendront automatiquement inutilisables: la spécification du format étant inaccessible, il sera impossible de récupérer le contenu de ces fichiers devenus obsolètes.
- Deuxièmement, en imposant un monopole de fait, cette pratique limite fortement une concurrence équitable entre les producteurs de software, concurrence qui représente la condition universalement reconnue pour le devéloppement téchnologique, et affaiblit la pratique d'ouverture des spécifications de formats et la recherche de standards publics pour le devéloppement de logiciels, qui est un présupposé de la dite concurrence.